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| Magazine "L'Illustré" | Avril 2003 |
| Journal syndical "Actif" | Décembre 2003 |
Extraits de presse:
A lire absolument!
De quoi est pavé l’enfer? De petites phrases habituelles, anodines. ça commence par: « Un verre de vin ne peut faire que du bien ». Suivent des expressions plus viriles: « La première cuite, celle qui fait de vous un homme ». Puis on boit pour surmonter sa timidité, « les durs, ça plaît aux filles ». Et c’est ainsi que Jean-Bernard Héritier raconte, avec les mots du quotidien, une histoire banale et effrayante, la sienne. L’histoire d’un homme qui veut vivre, et qui s’en donnera les moyens.
Difficile de rester indifférent à cette lecture. Dès les premières lignes, on plonge dans le récit, et on ne le quitte qu’à la dernière page, fasciné par ce parcours vertigineux, presque initiatique. On suit, pas à pas, les étapes de la lente déchéance., que personne ne veut voir, pas même l’intéressé, puis on s’immerge dans la dépendance, atroce, implacable, solitaire, qui amène au fond de l’abîme. Commence alors le courageux et long, très long cheminement du sevrage, avec ses victoires, ses rechutes et toutes ces mains tendues, qui ramèneront à la vie. Une vie d’homme sobre, heureux et équilibré, qui pose cette question: « Celui qui n’a jamais touché le fond connaît-il ses ressources? ».
Paulette Berguerand,
Recto Verso 2002
De l’enfer au paradis.
Voilà un récit qui vous prend les tripes, le cœur et l’âme. Un récit de vie bouleversant qui donne à réfléchir, un témoignage brut qui vous met, parfois, mal à l’aise, une expérience douloureuse et sans complaisance qui s’incruste en vous et ne vous lâche plus. « Séjour en Enfer » ne se lit pas, il se dévore d’une seule traite. Une fois plongé dans l’histoire de Jean-Bernard Héritier, vous vous sentez obligé, comme oppressé, d’en terminer. L’auteur, avec ses mots, raconte son histoire : celle d’un enfant heureux qui, adolescent, puis adulte plonge dans l’enfer de l’alcool, dans sa dépendance, dans ce qu’elle a de plus pervers et de plus dévastateur. Saisissant et tellement réaliste. A en faire peur, car on constate que le début de parcours de Jean-Bernard Héritier était « normal », rythmé entre le travail, les amis, les hobbies et les sorties. Un début de parcours qui ressemble au mien, au vôtre. On s’aperçoit que la frontière entre consommations immodérées d’alcool et dépendance au produit est fort ténue. Imperceptible même. L’alcoolique ne veut pas reconnaître sa maladie. L’auteur a le grand mérite et le courage de dévoiler, au grand jour, avec une lucidité remarquable, des épisodes douloureux, cauchemardesques, démontrant aussi, et surtout, qu’il est possible de revenir de l’enfer, de s’en sortir. Mais quel combat et quelle volonté! Aujourd’hui en pleine forme et abstinent, Jean-Bernard Héritier a trouvé le bonheur, bonheur qu’il croyait détenir auparavant. Il était loin du compte. Un livre « coup de fouet », sans doute le meilleur outil de prévention contre l’alcoolisme que l’on puisse trouver.
Bertrand Crittin
Vivre sans
Ceci est un témoignage. Il ne prétend à rien d’autre. Mais un témoignage de poids. Car le bonhomme est un costaud qui inspire le respect. Costaud d’abord parce qu’il est toujours vivant après avoir ingurgité des litres et des litres d’alcool. Costaud parce qu’il a osé le dire au grand jour. Dire sans fioritures qu’il est alcoolique, que l’alcool lui a foutu la vie en l’air, qu’il a touché le fond, jusqu’à tenter de se suicider. Dire l’hôpital psychiatrique, la maison de cure et les stratégies mises en place pour éviter de replonger. Valaisan, Jean-Bernard Héritier, aujourd’hui âgé de 40 ans, marié, père de trois enfants, vit à Savièse heureux et abstinent, vigilant aussi, sachant que la bête est toujours là, prête à bondir. A travers les 86 pages poignantes de ce Séjour en Enfer, il espère aider ceux qui en ont besoin. « La sobriété, ça s’apprend, ça se maintient » écrit-il. Et on comprend que ça ne se fait pas tout seul.
Fémina, novembre 2002

